Antoine DROUOT, 17741847 (aged 73 years)

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Name
Antoine /DROUOT/
Given names
Antoine
Surname
DROUOT
Nickname
Comte DROUOT
Birth January 11, 1774 28 22
Address: Paroisse St-Sébastien
Occupation
Général d'artillerie français du Premier Empire, pair de France.

Note: Napoléon Ier dira de lui : « Il n'existait pas deux officiers dans le monde pareils à Murat pour la…

Napoléon Ier dira de lui : « Il n'existait pas deux officiers dans le monde pareils à Murat pour la cavalerie et à Drouot pour l'artillerie. »

Armoiries
Armes du général Antoine Drouot et de l'Empire

Note: Coupé, au I parti, à dextre d'azur à l'épée haute d'argent, montée d'or et posée en pal (qui est le…

Coupé, au I parti, à dextre d'azur à l'épée haute d'argent, montée d'or et posée en pal (qui est le franc-quartier des comtes militaires) et à senestre, aussi d'azur à la croix fleuronnée d'or ; au II, d'argent au chevron de gueules, accompagné, en pointe, d'une pile de boulets de sable.

Roi de France
Louis XVI
May 10, 1774 (aged 3 months)

Birth of a brotherChristophe DROUOT
April 22, 1775 (aged 1 year)
Birth of a sisterBarbe DROUOT
May 29, 1777 (aged 3 years)
Birth of a sisterApolline DROUOT
February 20, 1779 (aged 5 years)
Birth of a sisterAnne DROUOT
about 1781 (aged 6 years)

Birth of a brotherFrançois DROUOT
December 27, 1786 (aged 12 years)
Famine
Famines entrainant la révolution française
1788 (aged 13 years)

Révolution
Révolution française
from May 5, 1789 to November 9, 1799 (aged 25 years)

Régime politique
Monarchie Constitutionnelle
September 4, 1791 (aged 17 years)

Régime politique
Ire République
September 22, 1792 (Vendemiaire 1, I) (aged 18 years)

Death of a brotherChristophe DROUOT
1794 (II) (aged 19 years)

Régime politique
Directoire
October 26, 1795 (Brumaire 4, IV) (aged 21 years)

Régime politique
Consulat
November 9, 1799 (Brumaire 18, VIII) (aged 25 years)

Marriage of a siblingMichel GUSTAVE-MAYERApolline DROUOTView this family
February 15, 1803 (Pluviose 26, XI) (aged 29 years)
Death of a fatherCharles Claude DROUOT
Brumaire 8, XII (October 31, 1803) (aged 29 years)
Empereur des Français
Napoléon Ier
May 18, 1804 (Floreal 28, XII) (aged 30 years)

Fact
Chevalier de l'Ordre de la Légion d'honneur
August 5, 1804 (Thermidor 17, XII) (aged 30 years)

Fact
Officier de l'Ordre de la Légion d'honneur
July 9, 1809 (aged 35 years)

Marriage of a siblingFrançois DROUOTAnne Christine LESCUREView this family
May 11, 1812 (aged 38 years)

Fact
Grand Officier de l'Ordre de la Légion d'honneur
March 23, 1814 (aged 40 years)

Roi de France
Louis XVII
April 6, 1814 (aged 40 years)

Régime politique
Cent-Jours
March 22, 1815 (aged 41 years)

Roi de France
Louis XVIII
June 22, 1815 (aged 41 years)

Death of a motherAnne ROYER
May 7, 1817 (aged 43 years)
Marriage of a siblingFrançois DROUOTMarguerite Aline CARRAView this family
August 7, 1817 (aged 43 years)
Roi de France
Charles X
September 16, 1824 (aged 50 years)

Marriage of a siblingFrançois DROUOTMarie Catherine Constance HENRIOTView this family
April 15, 1829 (aged 55 years)
Roi des Français
Louis-Philippe Ier
August 9, 1830 (aged 56 years)

Note: dernier roi de France
Décoration
Grand croix ordre royal de la Légion d'honneur
October 18, 1830 (aged 56 years)

Death March 24, 1847 (aged 73 years)
Event
Inauguration de la statue du Général DROUOT
June 17, 1855 (8 years after death)
Address: Cours Léopold
Burial
Address: Cimetière de Préville
Family with parents
father
1745XII
Birth: April 18, 1745 51 43Thicourt (57)
Occupation: Boulanger à NancyNancy (54)
Death: Brumaire 8, XII (October 31, 1803)Nancy (54)
mother
Marriage MarriageJanuary 16, 1770Nancy (54), Meurthe-et-Moselle, Grand Est, FRANCE
4 years
himself
05_Portraits/Portraits 1/DROUOT Antoine comte d'Empire.jpg
17741847
Birth: January 11, 1774 28 22Nancy (54)
Occupation: Général d'artillerie français du Premier Empire, pair de France.
Death: March 24, 1847Nancy (54)
Burial: Nancy (54)
16 months
younger brother
17751794
Birth: April 22, 1775 30 23Nancy (54)
Death: 1794 (II)
2 years
younger sister
17771849
Birth: May 29, 1777 32 25Nancy (54)
Death: January 6, 1849
21 months
younger sister
17791853
Birth: February 20, 1779 33 27Nancy (54)
Death: March 12, 1853Nancy (54)
3 years
younger sister
17811849
Birth: about 1781 35 29
Occupation: Religieuse
Death: April 14, 1849
6 years
younger brother
17861876
Birth: December 27, 1786 41 35Nancy (54)
Occupation: PharmacienNancy (54)
Title: Comte
Death: February 5, 1876Nancy (54)
Occupation

Napoléon Ier dira de lui : « Il n'existait pas deux officiers dans le monde pareils à Murat pour la cavalerie et à Drouot pour l'artillerie. »

Armoiries

Coupé, au I parti, à dextre d'azur à l'épée haute d'argent, montée d'or et posée en pal (qui est le franc-quartier des comtes militaires) et à senestre, aussi d'azur à la croix fleuronnée d'or ; au II, d'argent au chevron de gueules, accompagné, en pointe, d'une pile de boulets de sable.

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Antoine DROUOT

DROUOT (Antoine comte), lieutenant-général d’Artillerie, grand-officier de la Légion d’honneur, membre de l’académie de Nancy, etc., né en cette ville en 1774. Ses études ont été faites avec succès à Nancy, il se voua, avec passion, à la culture des sciences sérieuses, et surtout les mathématiques : le savant M. de Laplace, chargé de son examen à Châlons, l’admit, l’embrassa, et lui annonça devant ses camarades qu’il était reçu officier, et le premier de cette nomination où quarante aspirants furent choisis.

Le jeune Drouot entra aussitôt en qualité de lieutenant dans l’artillerie en 1793 ; fit d’une manière brillante toutes les campagnes dans cette arme, et gagna son avancement sur les champs de bataille. D’abord colonel-major dans l’artillerie à pied de la garde en 1808, le général Drouot passa aide-de-camp de Napoléon, puis, peu de mois après, lieutenant-général, en 1813. A Bautzen, il commandait la fameuse artillerie légère de la garde : il y chargea au galop ; à Wachau, 16 octobre même année, il était à la tête de l’artillerie de réserve, où il remporta sur l’ennemi un avantage de la plus haute importance pour le salut de l’armée ; et l’on doit à sa valeur, à son sang-froid, à la justesse de son coup-d’œil, la victoire remportée sur les Bavarois à Hanau, à Nangis et au défilé de Vauclor, (17 mars 1814), qu’il franchit malgré le feu de 60 pièces de canon : action héroïque, qui tient une belle place parmi les hauts faits d’arme qui immortalisent notre gloire militaire. Les résultats des batailles de Wagram, de la Moskova, de Dresde, de Montmirail, etc., ont été dues en partie à l’habileté du comte Drouot.

Fidèle à l’empereur, il le suivit à l’île d’Elbe, et en fut nommé gouverneur, (1814) ; à la sortie de cette île, le 1er mars 1815, il commanda l’avant-garde de Napoléon jusqu’à Paris, qui le nomma pair de France. Il combattit à Waterloo où il fit tour à tour des prodiges d’audace et de bonne contenance ; contribua à rallier les troupes sous les murs de Laon ; commanda encore la garde sous les murs de Paris, qu’il sauva des horreurs de l’anarchie ; et, par sa fermeté, maintint dans la discipline et dans l’obéissance les troupes de l’armée sur la Loire, que le malheur pouvait exaspérer.

Dégagé de ses serments après l’abdication du 21 juin, il usa avec le même succès de toute son influence sur l’armée pour l’amener à se soumettre au roi. Compris cependant dans l’ordonnance du 24 juillet, il vint se constituer prisonnier, subit un jugement, et dut particulièrement son salut à la justice éclatante que rendirent à sa conduite, plusieurs témoins, entre autres M. le Maréchal de MacDonald (*). M. Drouot ne fut acquitté qu’à la majorité seulement de quatre voix contre trois mais le ministère public reçut la défense positive de se pourvoir en révision, et l’ordre formel de mettre, sur-le-champ, le général en liberté, (6 avril 1816) (**).

Aucun militaire n’a montré plus de désintéressement que M. le comte Drouot, qui ne consentit à recevoir aucun traitement ni à reprendre du service, s’est retiré à Nancy ; entouré des trophées de sa gloire sans en être ébloui, modeste pour lui-même, et plein d’un noble orgueil pour sa patrie, son nom s’est placé le premier parmi ceux des officiers de l’artillerie française : à la cour, il n’eut d’ambition que la retraite, dans la retraite, il n’eut de goût que pour l’étude. S’il a sollicité quelque fois les faveurs du pouvoir, ce fut pour quelques officiers inconnus, et pour faire récompenser le mérite inapprécié : le plus souvent le protégé n’apprenait pas le nom de son bienfaiteur.

On doit à M. le comte Drouot plusieurs savants rapports à la société d’agriculture, une lettre à un député, son rapport à la chambre des pairs sur la bataille de Waterloo et sur la situation de l’armée (***), et sa noble défense près du conseil de guerre. On nous assure que M. Drouot possède un manuscrit écrit de sa main, des Observations critiques sur la guerre de sept ans ; et qu’il a brûlé, il y a quelques années, l’histoire des guerres de la révolution écrite également par lui : combien des faits rendus par un savant aussi loyal, aussi distingué eussent été précieux !

(*)           Lacour, Commissaires des guerres, déposa que le général Drouot, lui dit à l’île d’Elbe : « notre départ est une grande sottise ; si Napoléon m’avait cru, nous ne quitterions pas son île ». Le baron Peyrusse, à qui l’empereur dit pendant la traversée : « si j’avais voulu croire le Sage (en montrant le comte Drouot), je ne serais pas parti ; mais il y avait encore plus de danger à rester ». Vint le Maréchal MacDonald, qui lorsqu’il eut rendu en pleine audience une justice éclatante à la conduite du général Drouot à l’armée de la Loire, ce dernier lui répondit avec émotion : « tous mes vœux sont remplis, puisque j’ai mérité l’estime d’un des plus vaillants chevaliers de France » ! Sa péroraison devant ses juges est sublime : « Si je suis condamné par les hommes, je serai absous par mon juge le plus implacable, ma conscience : tant que la fidélité aux serments sera sacrée parmi les hommes, je serai justifié… j’attends votre décision avec calme. Si vous croyez que mon sang soit utile à la tranquillité de la France, mes derniers moments seront encore doux ».

(**)          Dans la soirée du 7 avril, le roi mandat le général Drouot, lui parla de son attachement à Napoléon ; on assure que ce fut même sans lui reprocher, et en ajoutant que la reconnaissance était la vertu des belles âmes. S. M. lui témoigna, avec confiance, qu’Elle compterait en lui désormais un sujet fidèle.

(***)        L’impression de son discours fut ordonnée par la chambre, et comme le comte Drouot ne l’avait pas écrit, qu’il était improvisé, il fut invité à le rédiger ; ce qu’il fit, en le dictant de suite aux journalistes qui assistaient à la séance.