Jacques Père Hubert de Saint-Claude GAGNOT, 1753II (aged 41 years)

05_Portraits/Portraits 1/GAGNOT Jacques Pere Hubert.jpg
Name
Jacques "Père Hubert de Saint-Claude" /GAGNOT/
Given names
Jacques
Nickname
Père Hubert de Saint-Claude
Surname
GAGNOT
Birth February 9, 1753 24 29
Occupation
Carme déchaussé - Frère Hubert de Saint-Claude - Prêtre carme de la maison de Nancy.

Note: Voir l'onglet "Histoires"
Jacques GAGNOT

Note: Wikipédia
Birth of a brotherJoseph GAGNOT
July 15, 1755 (aged 2 years)
Birth of a brotherJean Baptiste GAGNOT
April 6, 1758 (aged 5 years)
Roi de France
Louis XVI
May 10, 1774 (aged 21 years)

Famine
Famines entrainant la révolution française
1788 (aged 34 years)

Marriage of a siblingJoseph GAGNOTChristine PARMENTIERView this family
October 12, 1790 (aged 37 years)
Révolution
Révolution française
from May 5, 1789 to November 9, 1799 (aged 46 years)

Régime politique
Monarchie Constitutionnelle
September 4, 1791 (aged 38 years)

Régime politique
Ire République
September 22, 1792 (Vendemiaire 1, I) (aged 39 years)

Death of a fatherNicolas GAGNOT

Death Fructidor 24, II (September 10, 1794) (aged 41 years)
Cause of death: Maladie sur le navire de déportation "Deux-Associés"
Note: Déporté, il fut de ces nombreux prêtres entassés misérablement sur le Deux-Associés le 26/03/1794, p…

Déporté, il fut de ces nombreux prêtres entassés misérablement sur le Deux-Associés le 26/03/1794, pendant la terreur. Voir l'onglet "Histoires"

Burial October 1794 (Vendemiaire III) (1 month after death)
Note: Île Madame, Archipel charentais, Pertuis d'Antioche (océan Atlantique).
Béatification
Béatifié par le pape Jean-Paul II avec d'autres religieux de Lorraine, morts comme lui en déportation
October 1, 1995 (201 years after death)

Note: Bienheureux Jacques Gagnot - Prêtre OCD martyr de Rochefort - Fête le 10 juin
Family with parents
father
1728
Birth: May 17, 1728 48 40Frolois (54)
Occupation: VigneronFrolois (54)
Death:
mother
17241802
Birth: 1724Nancy (54)
Death: January 22, 1802 (Pluviose 2, X)Frolois (54)
Marriage MarriageNovember 16, 1751Frolois (54), Meurthe-et-Moselle, Grand Est, FRANCE
15 months
himself
05_Portraits/Portraits 1/GAGNOT Jacques Pere Hubert.jpg
1753II
Birth: February 9, 1753 24 29Frolois (54)
Occupation: Carme déchaussé - Frère Hubert de Saint-Claude - Prêtre carme de la maison de Nancy.
Death: Fructidor 24, II (September 10, 1794)Île Madame (17)
Burial: October 1794 (Vendemiaire III)Île Madame (17)
3 years
younger brother
17551821
Birth: July 15, 1755 27 31Frolois (54)
Occupation: Vigneron
Death: June 17, 1821Frolois (54)
3 years
younger brother
17581818
Birth: April 6, 1758 29 34Frolois (54)
Death: January 8, 1818Frolois (54)
Occupation

Voir l'onglet "Histoires"

Death

Déporté, il fut de ces nombreux prêtres entassés misérablement sur le Deux-Associés le 26/03/1794, pendant la terreur. Voir l'onglet "Histoires"

Burial

Île Madame, Archipel charentais, Pertuis d'Antioche (océan Atlantique).

Béatification

Bienheureux Jacques Gagnot - Prêtre OCD martyr de Rochefort - Fête le 10 juin

Jacques Père Hubert de Saint-Claude GAGNOT has 0 first cousins recorded

Father's family (0)

Mother's family (0)

Jacques Gagnot, 1753–II, Père Hubert de Saint-Claude

LA TERREUR A ROCHEFORT

Le 21 septembre 1792, la Convention succède à l'Assemblée législative, qui elle-même avait déjà remplacé l'Assemblée constituante. La République est proclamée le lendemain. La Société populaire et le Comité de surveillance (institutions révolutionnaires locales) fraîchement mises en place, font de Rochefort une ville ultra-jacobine. Lequinio et Laignelot, les représentants du peuple envoyés par la Convention seront chargés de faire appliquer à Rochefort le régime de la Terreur, décrété le 5 septembre 1793. Les prisons se remplissent, 52 têtes tomberont place Colbert, où est installée la guillotine.

LES CONVOIS DES PRETRES DEPORTES

Un arrêté du Comité de salut public (25 janvier 1794) organise le départ des prêtres réfractaires vers les ports de l'Atlantique, où ils doivent être regroupés avant leur déportation. Ceux qui sont emprisonnés à Nantes seront noyés par Carrier, et finalement, seuls Bordeaux et Rochefort mettront en œuvre les directives du comité.

Les convois de déportés traversent la France pendant l'hiver et jusqu'au printemps 1794, parcourant parfois jusqu'à 800 km. Les conditions de voyage (parfois à pied) sont souvent difficiles, en raison des nuits passées en prison aux étapes, et des insultes et brutalités endurées à certaines haltes. Ils sont souvent systématiquement dépouillés.

À leur arrivée à Rochefort, ils seront incarcérés dans différents lieux (prison Saint-Maurice, couvent des Capucins...) ou sur des navires (le Borée, le Bonhomme Richard, la Nourrice). Les déportés sont finalement entassés dans deux anciens navires négriers, les Deux-Associés et le Washington, réquisitionnés après l'abolition de l'esclavage par la Convention le 4 février 1794. Destinés à partir pour la Guyane ou les côtes d'Afrique, les bâtiments ne quittèrent cependant pas l'estuaire de la Charente. En état de naviguer, ils n'étaient donc pas de véritables pontons (navires retirés du service, déclassés et démâtés pour servir de magasin ou de prison) mais ils en remplirent les fonctions.

LES PONTONS

Le commandement des navires fut assuré par Laly pour les Deux-Associés et Gibert pour le Washington. Ils appliquèrent avec leurs équipages, les consignes de sévérité avec rigueur, les aggravant même parfois : pas de prière, injures, menaces, brimades physiques, nourriture infecte, pas de conversation. Mais les prisonniers continueront dans le secret une activité religieuse. Les décès dus aux conditions de détention s'accélèrent, le scorbut, le typhus font des ravages. L'épidémie est telle qu'enfin les prisonniers valides sont transférés sur un troisième navire, l'Indien, tandis que les plus malades sont débarqués sur l'île citoyenne (l'île Madame) où beaucoup périront. L'automne 1794 est particulièrement rude, et en novembre, le vent renverse les tentes de fortune de l'hôpital installé sur l'île, les survivants sont alors à nouveau embarqués sur les navires. Les conditions matérielles de détention s'améliorent quelque peu tandis que la neige et le gel s'installent. En décembre, trois bâtiments chargés de prêtres et provenant de Bordeaux, (le Jeanty, le Dunkerque, et le Républicain) se réfugient dans l'estuaire (les Anglais bloquent les côtes).


Cause des prêtres-martyrs de la déportation : 1792-1794

74 — Jacques Gagnot, en religion Père Hubert de Saint-Claude, naquit et fut baptisé à Frolois, diocèse de Nancy, le 9 février 1753 ; Il fit profession chez les Carmes à Nancy, le 9 mars 1774. Il administra la paroisse d'Eulmont ; le 5 mai 1784, il fut envoyé au couvent de Lunéville ; en 1787, on le trouve à Nancy, comme prédicateur et confesseur. Le 3 janvier 1791, il opta pour la vie commune.

Qualifié de fanatique dangereux, il est enfermé, le 3 mai 1793, aux Carmélites : insermenté et exempt d'infirmités, il est inscrit sur la liste des déportables à Rochefort. Dans une lettre adressée à sa mère pour lui apprendre son départ, il dit : " Oui, ma mère, je suis persuadé que vous serez plus charmée de me voir avec une troupe choisie d'élus pour la Guyane Française, que de me voir renoncer à une religion qui, seule, fait la consolation des affligés, à une religion que vous m'avez enseignée et que je vous engage vous-même à toujours tenir. "

75 — Embarqué sur Les Deux-Associés, il fut le premier à sacrifier sa vie pour soulager ses frères, se livrant sans réserve à la contagion. " Dès qu'il se sentit frappé, il se disposa à son sacrifice par un redoublement de ferveur, il se hâta d'augmenter encore la moisson de ses bonnes oeuvres jusqu'à ce qu'enfin, ses forces l'ayant abandonné et ses jambes refusant de le porter, il vint d'un pas chancelant s'étendre dans le rang des plus malades ; mais combien n'admirai-je pas sa foi, son humilité, sa mortification dans le choix de sa place ! La barque qui nous contenait était fort vieille et faisait beaucoup d'eau. Tous les jours, il fallait faire jouer la pompe plus d'une heure ... Il se coucha sur les planches humides, exposé à être arrosé par l'eau fétide ... ses chairs y pourrirent avant sa mort, qui, sans doute fut très précieuse devant Dieu. "

Ainsi parle un témoin de sa mort, qui arriva le 24 fructidor an II (10/09/1794). Il fut inhumé à l'île Madame.